samedi 21 février 2009

FORCE OUVRIERE SUR LES NAO SALAIRES D'ARKEMA DU 16 DÉCEMBRE 2008

A L’ATTENTION de la DIRECTION D’ARKEMA à COLOMBE.

Madame, Monsieur, les représentants de la direction générale,

Vos propositions lors de la dernière réunion salaire du 16/12/2008, ont été perçues comme une provocation par le personnel de LACQ/MOURENX.
Aujourd'hui, les plus bas salaires, attendent des réponses aux besoins qui s'expriment en matière de salaires et de conditions de travail.
Dans tous les établissements d’ARKEMA, remonte avec force un profond mécontentement que vous auriez tort de sous-estimer.
Dégringolade du pouvoir d'achat : la hausse du coût de la vie, le renchérissement des transports touchent de plein fouet les salariés.
Et ce n’est pas en optant pour une maigre prime que l’augmentation des carburants a pu être compensée.
Nous ne vous ferons pas grâce de la liste revendicative qui est la nôtre, d’ailleurs la voici à nouveau, et ce pour ne pas, qu’elle soit ignorée, sous un prétexte ambiant de crise économique !
La question du pouvoir d'achat est au cœur de ce mécontentement.
Comment pourrait-il en être autrement, quand au fil des années, la courbe du SMIC se rapproche dangereusement de la courbe des salaires D’ARKEMA. L'évolution du plafond de la Sécurité Sociale confirme cette tendance.
Le SMIC a évolué de +3.2 % en un an au 1er juillet 2008.
Depuis le 1er juillet 2008 : 8.71 € l’heure, soit 1321.02 € brut pour 151.67 heures mensuelles sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires.
Le plafond de la Sécurité Sociale va augmenter de 3,1 % au 1er janvier 2009.
Nous sommes donc loin des 2.5 %, obtenus dans l'accord 2008.
Pour FO, avant de se projeter en 2009, il nous paraît inconcevable de ne pas avoir pu solder le passif fixé à 2 % pour le personnel d’ARKEMA FRANCE.
De la même manière, il nous faut tirer tous les enseignements de la politique d'augmentation individuelle donnée aux cadres.
Aujourd'hui vous avez réussi le tour de force, de casser tous les repères salariaux, mélangeant allègrement pouvoir d'achat, reconnaissance de la qualification et du travail fourni et prime d'ancienneté.
Le constat est donc amer, pour les cadres, qui demandent des garanties sur le pouvoir d'achat avec le retour aux augmentations générales.
Nous considérons, que pour répondre aux attentes du personnel en 2009, il faudrait 5 % d'augmentation générale pour tous.
Cette demande tient compte de l'inflation prévisible, mais aussi de l'augmentation des richesses créées par les salariés.
Cette mesure de justice sociale ne mettrait pas la société en difficulté, mais permettrait une reconnaissance salariale envers ceux qui en sont les acteurs.

De la même manière, il aurait été nécessaire d'inclure dans l'accord 2009, une clause de revoyure, qui permettrait en cours d'année d'ajuster les salaires en fonction des dérapages éventuels.

Nous souhaitons dans le même esprit, que s'ouvre le plus rapidement possible une négociation sur une grille de classification harmonieuse, de l’opérateur à l'ingénieur.
Si les questions de salaires et de pouvoir d'achat sont les préoccupations premières du personnel, les problèmes de l'emploi, du temps de travail, de la charge de travail, ont des répercussions sur les conditions de travail et de santé.
C'est la raison pour laquelle, il nous faut traiter le problème dans sa globalité, que l'on soit cadre ou non.
Nous considérons donc que l’effort salarial attendu par vos salariés, n’aura pas été atteint, et ce malgré les revendications à 5% faites par FORCE OUVRIERE !
La Direction a d'ailleurs annoncé la couleur : Des futurs PSE ne sont pas à exclure disait récemment notre PDG, avant de simuler une marche arrière.
Pour autant, cela ne nous dispensera pas d'avoir une réflexion sur les divers PSE, qui sont responsables d’un nouveau stress pour les salariés qui le vivent.

De l'autre côté, les résultats annuels depuis 2005, ne cessent de battre des records. Les productions, jusqu’à fin 2008, ont atteint un tel niveau que la fabrication dans notre site de LACQ/MOURENX, a eu du mal à suivre, avec cependant une réelle volonté de performance des salariés qui sont bien mal récompensés par vos mesures.
Nous vous disons et redisons qu’au niveau augmentation salariale le compte n’y est pas.
Bien à vous,

M. GOMEZ EUSTAQUIO, le Délégué Syndical, de FORCE OUVRIERE D’ARKEMA, LACQ & MOURENX.

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